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 Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄

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Lif Eiksonn
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MessageSujet: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 14:31

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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 1 :

♠ MATINÉE BIEN CHARGÉE ♠


Il faisait chaud…et c’est sous cette chaleur que s’éveilla Lif Eiksonn, fêtant son vingtième anniversaire en ce jour qu’était le quinze aout. Bien que l’horloge n’affichait que huit heure, l’air extérieur comme ambiant était lourd et chaud, mais cela n’acheva pas la bonne humeur de la pâtissière gérant la boutique "The Running Gingerbread man" qui se leva joyeusement. Cet anniversaire allait être génial, elle avait déjà invité son frère avec sa petite amie ainsi que sa mère à dormir chez elle pour célébrer jusqu'au bout de la nuit. Evidement, un autre invité était son meilleur ami : Kieran. Ce jeune homme était spécial aux yeux de la fille aux cheveux bruns car elle sentait entre eux quelque chose grandir depuis quelques semaines seulement. Plus d’un mois auparavant, ils étaient allés manger un bout au Chamois Perché, et depuis ce jour, la jeune femme avait commencé à s’imaginer des choses par rapport aux sentiments du rouquin vis-à-vis d’elle sans pour autant avoir des idées fixes.

C’est en cuisinant qu’elle pensait à ça. Même si le quinze aout de cette année tombait sur un vendredi, Lif avait prit soin de fermer boutique pour ces deux jours. Elle était impatiente d’aller rencontrer son ami illustrateur qui l’attendrait certainement chez lui vers midi. Bien que la petite brune avait du temps devant elle, elle avait du pain sur la planche, c’est pourquoi elle petit-déjeuna rapidement et, sans même enlever son pyjama, nettoya tout son appartement. Une fois fait, Lif sortit des futons supplémentaires d’un placard et les posa sur le sol parqué de sa chambre afin d’arriver au résultat attendu : Une immense surface suffisante pour quatre personnes de manière largement suffisante. Une place pour elle, une pour sa mère, une pour son frère et une pour Layla, sa petite-amie. Et Kieran me direz-vous…Eh bien celui-là a tellement l’habitude de dormir sur un canapé qu’il dort certainement mal quand il est sur un lit normal…Et Lif éprouvait une certaine gène à dormir aux côtés de ce garçon depuis quelques temps, même si elle n’avait montré presque aucun sentiments.

Le fait est qu’elle avait peur. Elle-même ne connaissait pas la nature de ce qu’elle ressentait quand elle le regardait dans les yeux, mais dans sa tête de mule garçon manqué, ça n’était pas de l’amour. Quelque chose la travaillait depuis un petit mois, quelles étaient les sentiments de Kieran vis-à-vis d’elle ? Lif était en train d’enfiler une robe bleue claire très simple uniquement décorée d’une ceinture noire autour de la taille. Elle entra dans sa salle de bain pour se coiffer, il était déjà onze heure, elle devait se dépêcher…Mais ses cheveux…
Pour ne pas changer, elle ne savait pas quoi en faire. Avant, elle ne se cassait pas la tête et faisait une queue de cheval sur le côté, mais maintenant…elle les préférait lâchés. C’était bizarre…au fur-et-à-mesure que le temps passait et que ses questions sur ses sentiments ou ceux de Kieran se posaient, elle laissait ses cheveux lâchés de plus en plus souvent, elle ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. La jeune femme posa son front sur le miroir se regarda dans les yeux en murmurant :
« Qu’est-ce qui t’arrive ma p’tite Lif, ça va plus dans ta tête… Ca a intérêt à pas être permanent parce que un mois ça m’a déjà gonflée, alors je compte sur toi pour redevenir normale ok ? »
Abandonnant son reflet à ces paroles, la pâtissière mit la broche dont elle ne se séparait jamais sur le côté de son crâne et sortit après avoir enfilé des tongs bleues.

Le vent frais qui s’était installé dans la matinée aidait la jeune femme à se vider le crâne un peu. Son regard fixait le ciel bleu azur dans lequel passait divers reptiles colorés, libres ou acolytes. Pourquoi disait-on qu’un dragon sans acolyte était libre ? Dans la tête de Lif, ça n’avait pas de sens. Il était pourtant obligatoire de laisser une liberté complète à son acolyte…qu’il soit humain ou dragon. Mais qu’est-ce qu’elle en savait la Lif hein ? Elle n’avait pas d’acolyte elle ! Et à ce train-là, elle n’était pas prête d’en avoir un un jour !
Malgré son petit retard, elle passa par un petit détour involontairement, la menant face à divers lieux où Kieran et elle s’étaient baladés depuis qu’ils se connaissaient, aidant Lif à se souvenir que ce garçon était un ami, oui, un ami, son meilleur ami, celui qui la soutient, rien de plus. Deux ans qu’ils se connaissaient, elle le considérait comme un frère, comme son acolyte, son jumeau. Un petit rire s’échappa de la gorge de la brune, comment avait-elle pu penser une seconde qu’elle pouvait avoir des sentiments pour lui ? Il était un ami, juste un ami, et il resterait tel jusqu’à la fin de leur relation !
Mais cela n’aidait pas la pâtissière à savoir ce que ressentait l’illustrateur, c’est pourquoi elle élabora un plan et se mit à courir pour arriver à temps.

Une fois devant la porte de l’appartement du garçon qui se trouvait au-dessus d’un pub, Lif intercepta le premier homme à sortir du bar et engagea la discussion, un air charmeur au visage. Tout avait été calculé pour qu’elle puisse regarder la porte et, par la même occasion, la réaction potentielle de la cible. Cependant, le plan ne fonctionna pas du premier coup. Le premier homme dit à Lif qu’il était marié, le deuxième, pressé, le troisième qu’il n’avait pas assez d’argent pour une femme de cette qualité (ce qui énerva la jeune femme) , elle avait perdu patiente et espoir quand un homme passa à côté d’elle, observant ses formes avec une attention perverse et malsaine.
Reprenant son sourire, elle engagea la conversation tout en n’oubliant pas de toucher l’épaule de l’homme de temps en temps, ou de passer sa main sur la joue de ce monsieur particulièrement comblé. Plus qu’à attendre le rouquin.


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Dernière édition par Lif Eiksonn le Ven 3 Aoû - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 14:43


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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 2:

♣Un gâteau !♣

Il était tôt … Kieran n'avait profondément pas envie de se lever, mais il avait tellement de choses à faire avant midi. Et oui, aujourd'hui, le quinze août, sa meilleure amie – mais surtout la fille dont il ne pouvait détacher le regard – Lif, fêtait ses vingt ans. Dans un élan de paresse il se redressa dans son lit. Belly, son gros chat complètement égocentrique se mit brusquement sur ses pattes, se retourna vers son maître en le fixant dans les yeux, et après une courte attente, lui sauta dessus pour le plaquer sur son matelas. Le bipède complètement écrasé gémit et poussa son chat stupide hors du lit. Il lui ordonna de ne pas lui traîner dans les pattes d'une voix encore endormie puis se dirigea vers la salle de bain. Il avait vraiment besoin de se laver pour réveiller son pauvre cerveau de garçon flemmard.
Pendant que l'eau brûlante lui courrait sur le corps, il repensa un instant à Lif, qu'il connaissait depuis deux ans. Il était maintenant parfaitement sûr d'en pincer pour elle, non, d'être totalement amoureux d'elle. Il faisait tout pour ne pas rendre ce sentiment trop transparent et de se conduire en ami. Chaque jour était un peu plus chiant à supporter ainsi, mais aujourd'hui, il faudrait faire un effort. Il y a deux ans à quelques jours près, Kieran avait rencontré la pâtissière alors qu'elle ouvrait son magasin. Il était alors au bord du gouffre, son père était décédé depuis quelques semaines et sa sœur égoïste et sans cœur était partie, il s'était retrouvé seul, ses amis ayant du le quitter, sans grands regrets il en était certain. Lif avait éclairé sa journée, et il l'avait accueilli dans son cœur en tant qu'amie, que confidente, presque comme une deuxième sœur, une bonne sœur qu'on se sent obligé de protéger. Mais au fil du temps, l'amour s'embrasa doucement pour finir par brûler d'un feu vif... Aaah la douche, quel endroit philosophique.

Le rouquin s'étira, arrêta le flux de l'eau avec regrets et enfila un jean délavé, pas troué pour une fois, avec un t-shirt brun chocolat rayé de grosses bandes beiges. Pour les chaussures il verrait plus tard, pour le moment il allait rester derrière ses fourneaux. Et oui, ce soir il rejoindrait l'appartement de Lif pour fêter son vingtième anniversaire avec le reste de sa famille, mais d'abord il allait lui faire un gâteau. Ça serait son petit cadeau pour la remercier de lui apprendre la cuisine depuis deux longues années. Bien entendu il avait un autre présent pour elle, il avait mis un peu de temps à la faire, mais il lui avait fais une peluche en crochet. Un petit dragon vert et blanc, il avait passé beaucoup de temps comme une grand-mère devant sa télé à crocheter pour en venir au résultat final.
En sortant de la salle de bains il attrapa la broche que la jeune femme lui avait offerte pour qu'il s'attache les cheveux avec afin de cuisiner. Il tira sa frange de milliers de cheveux fins et rebelles sur le côté de son crâne et fixa la petite pince en forme de crocodile. Il ouvrit la fenêtre de son salon, celle qui donnait sur le toit des voisins, et Belly surgit en courant comme un dingue pour sortir, dérapant sur les tuiles. Lui criant de revenir sans se péter la nuque, Kieran se positionna derrière un des comptoir de la cuisine, en enfilant son tablier. Aller c'est parti, la farine, les œufs, et on enchaîne.

Il était bientôt midi, le gâteau était déjà sorti du four depuis un moment, Kieran glandait juste sur son canapé en s'éclatant devant un jeu vidéo. Il attendait juste le bon moment pour descendre et accueillir son amie à bras ouverts, tout sourire. Tiens, d'ailleurs il ferrait mieux d'y aller avant de se faire disputer pour son retard. Il enfila ses converses oranges et prit le gâteau avec lui. Autant lui donner tout de suite, et puis il avait hâte de voir sa réaction. Il sortit de son appartement et descendit à peine quelques marches de l'escalier qui menait au pub en dessous de son habitation. Il cherchait Lif du regard. Mais il ne passa pas une marche de plus, reculant doucement. La pâtissière était bien là, sur le pas de la porte. Il devrait être heureux et sourire, pourtant c'était tout le contraire. Il la vit entrain de flirter avec un homme qui lui était inconnu. Une légère pointe de tristesse voila ses yeux avant d'être recouverte par la colère et la jalousie. Il remonta les escaliers et claqua violemment la porte. Alors qu'il enlevait ses chaussures, son regard emplit de haine se posa sur une enveloppe froissée sur le sol. Il la prit sans s'attendre à quelque chose d'extraordinaire et se dirigea dans le salon avant de poser le gâteau sur la table, ne le trouvant sans aucun intérêt par rapport à ce qu'il venait de trouver sur son paillasson.
Sa sœur ? Jamais il n'aurait pensé qu'elle lui écrirais, surtout pas en cette période de l'année. Cherry était quelqu'un de cruel et c'était bien la dernière personne dont il avait envie d'entendre des nouvelles, surtout maintenant.
Inquiet, Kieran ouvrit l'enveloppe et lu la lettre de quelques lignes seulement.

«Salut frangin,
T'aurais pas du fric ? Notre crevard de vieux à bien du te laisser du blé non ? Je suis sûre qu'il t'as laissé une fortune et moi que dalle, c'est moi la victime dans l'histoire après tout, bon bref envoie-moi de l'argent rapidos, j'ai pas le temps de traîner moi.»


Lif pourrait bien venir tout de suite dans le salon, le rouquin ne la remarquerait même pas. Il avait les larmes aux yeux, un élan de tristesse était entrain de le submerger. La fille dont il était amoureux lui tournait définitivement le dos, et maintenant son égoïste de sœur lui demandait de l'argent en insultant son père alors qu'ils ne s'étaient pas vu depuis plus de deux ans. Il garda le bout de papier déchiré à la va-vite dans son poing gauche, le serrant aussi fort que possible, puis ramena ses jambes contre lui pour se recroqueviller et se morfondre.
Un léger miaulement le tira de sa semi-transe et Belly sauta doucement sur le parquet en arrivant de la fenêtre. Kieran releva lentement la tête et pivota vers son chat, qui s’aperçut immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il escalada de manière maladroite la table basse pour sauter vers son maître. Ce dernier lâcha soudainement la lettre et prit le félin dans ses bras, avant de commencer à pleurer comme lorsque son père allait être enterré – d'une immense tristesse. Son cœur était brisé, par Lif d'abord, puis par sa diabolique sœur. Belly se frotta légèrement contre lui pour le réconforter.


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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 14:49

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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 3 :

♠ GROS CÂLIN ET RÉFLEXION INTENSE ♠


S’étant efforcée de garder une féminité totalement pas naturelle, Lif essayait de voir si Kieran était jaloux en flirtant devant son propre appartement. Eh merde… Le voila… Le garçon se figea et rentra directement chez lui, l’air abattu au possible, elle ne l’avait vu comme ça qu’une fois seulement, la première fois qu’il avait mis les pieds dans sa boutique. L’homme présent devant elle, les cheveux gras, mal rasé, puant l’alcool, posa sa main sur l’épaule de la jeune femme en disant :
« On peut allez chez moi pour avoir un peu d’intimité ! »
Mais la pâtissière n’avait pas lâché la porte du regard…Attrapant le poignet de l’homme pour le tordre au point de le faire tomber, elle dit en marchant vers l’entrée :
« Rêve pas mec, tu pues et t’es un alcoolo ! »
Elle avait abandonné cette couverture de fille prétentieuse et dragueuse, même si Kieran n’était qu’un ami à ses yeux, il comptait pour elle, énormément, et le voir souffrir de son amour pour elle était une torture. Sans toquer elle rentra, enleva ses chaussures et se dirigea vers le salon sans rien dire. C’est là que se trouvait le rouquin, son chat dans les bras, sanglotant, une lettre par terre que Lif ramassa pour la lire, ce qui fut très rapide. La rage s’empara de la jeune femme qui froissa la lettre déjà déchirée, elle avait envie de crier, d’insulter tout ce qui passait devant elle, d’aller tuer cette connasse qui osait demander une telle chose à son meilleur ami ! Elle ne se souvenait pas avoir été aussi énervée une fois dans sa vie !
Puis, ses yeux se posèrent sur un illustrateur en peine. Elle balança la lettre à l’autre bout de la pièce et s’assit devant lui pour le prendre dans ses bras. Peu importe si il était amoureux d’elle, peu importe si il n’était qu’un ami, Kieran était la personne la plus importante à ses yeux, et le voir souffrir ainsi était une torture directement infligée au cœur de Lif qui sembla se fissurer au moment où elle prit le garçon dans ses bras. Sans le réaliser, elle s’approcha le plus possible de l’illustrateur pour le serrer aussi fort qu’elle pouvait tout en enfouissant son nez dans son épaule droite.
Une douce odeur envahit les poumons de la jeune femme aux cheveux noirs, l’herbe fraiche, le chat et les crayons de couleur, voila ce que sentait ce garçon, c’était la première fois en deux ans que Lif le remarqua. Son cœur accéléra, lui faisant presque mal à la poitrine, si elle avait pu, elle aurait encore plus serré son ami, mais elle risquait de lui casser une côte.

Ses yeux se fermèrent doucement, profitant du contacte si rapproché qu’elle avait avec lui, elle inspirait profondément, et chaque fois que son cerveau lui rappelait la proximité actuelle entre les deux corps, son cœur battait la chamade. Une femme avait-elle vraiment ce genre de réaction face à un meilleur ami ? Le cerveau embrouillé de Lif n’arrivait pas à suivre, quelques minutes auparavant seulement, elle était persuadée d’avoir une relation uniquement amicale avec lui, mais maintenant…Maintenant qu’elle l’avait vu aussi triste, maintenant qu’elle ne pouvait pas le lâcher, maintenant que son corps refusait de bouger comme pour profiter de ce moment, qu’en était-il de ses sentiments ? Ses yeux gris se rouvrirent doucement, elle dit d’une voix douce :
« Désolée Kieran, vraiment désolée, je ne voulais pas te blesser, je suis sincèrement désolée…Et ta sœur est une conne, ignore tout ce qu’elle peut t’envoyer d’accord ? Elle te mérite pas comme frère, toi tu as toutes les qualités qu’elle n’a pas, toi tu es gentil, attentionné, mignon, drôle, et surtout, libre. Dis-moi en quoi ta sœur est libre ? Planquée dans un monde de sciences et de froideur ? Sèche-moi tes larmes, ça me fait mal de te voir comme ça... »
Lif avait failli ajouter un "parce que je t’aime" à la fin de son discours, mais il n’avait pas voulu sortir, laissant une phrase plus ou moins clairement inachevée. Afin de combler de vide, Lif tourna sa tête vers la joue du rouquin et, après une seconde d’hésitation, lui fit un baiser sur la joue. Les joues de la pâtissière se teintèrent de rouge, c’était la première fois qu’elle osait faire ça, un bisou sur la joue, elle ne savait même pas pourquoi elle avait jours hésité alors que normalement, ce geste n’a rien d’amoureux…Elle se souvint avoir dit au serveur du Chamois Perché qu’elle n’osait pas embrasser Kieran sur la joue…Et ça avait encore été vrai, jusqu’à aujourd’hui.

En posant ses mains sur les épaules masculines de son ami, elle se sépara de lui contre son propre gré et le regarda dans les yeux. Son meilleur ami était devenu la personne dont elle était amoureuse, et elle venait de le réaliser. Depuis combien de temps éprouvait-elle une telle sensation quand elle le regardait ? Elle ne savait pas, mais elle venait juste de réaliser l’importance de cette tignasse rousse. Elle-même était presque sûre qu’il éprouvait un sentiment semblable pour elle, mais maintenant qu’elle s’était rendue compte de ses propres sentiments, ses certitudes face à ceux qu’éprouvait l’illustrateur pour elle étaient devenues floues et elle n’osait pas lui avouer.

Une idée traversa son cerveau, si elle était amoureuse de Kieran et que les sentiments étaient partagés, ils allaient sortir ensemble, et, évidement, s’embrasser…Embrasser Kieran…Ce rouquin qui, pendant deux ans, avait été comme un grand-frère pour elle, un frère jumeau…Son esprit s’imagina leur premier baiser de manière très sérieuse, mais Lif failli exploser de rire à la vue de ses lèvres contre celles de Kieran. Elle était nerveuse, très nerveuse, à l’idée que ses sentiments pour un idiot de rouquin étaient passés de fraternels à amoureux sans qu’elle ne sachem pourquoi. La jeune femme se leva, remis sa robe en place, et dit :
« Bon, allez, debout petite madeleine, on va pas rester comme ça toute la journée hein ! »
Elle sourit doucement, un sourire sincère, plus sincère que jamais.


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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 16:02


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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 4:

♣Reste ...♣

Kieran leva lentement la tête, Lif était entrée dans le salon et lisait la lettre que Cherry avait envoyée à son frère. Kieran voulait l'appeler pour qu'elle arrête et lui dire de partir, mais il ne pu prononcer mot et reposa sa tête entre ses genoux. Les chaudes larmes de son désarroi roulaient lentement sur ses joues. Il était submergé par la tristesse et il n'avait absolument pas envie de voir Lif pour l'instant, se sentant trahi par la jeune femme.
Il ne l'avait pas vu tout de suite, mais il était bien trop désemparé pour être surpris de la voir. Elle était montée voir sa souffrance ? Se foutre de lui et l'abandonner comme l'avaient fait deux ans auparavant ses amis ? Non il ne voulait pas que tout ceci recommence, et était prêt à mettre Lif dehors avant qu'elle ne dise quoique ce soit. Mais il ne voulait pas bouger et savait au fond de lui qu'il n'aurait jamais la force de la faire partir. Il priait en silence pour qu'elle s'en aille et qu'elle le laisse se morfondre tranquillement, qu'elle l'oublie, qu'elle parte. Belly lécha de sa langue rugueuse la joue de son maître, qui lui dit de partir. Le chat, visiblement compréhensif, se défit de l'étreinte de l'illustrateur et partit.

Kieran tressauta lorsque Lif s'assit sur le canapé, près de lui, avant de le prendre dans ses bras. Le rouquin était plus que choqué, pourquoi ? Pourquoi elle l'enlaçait comme ça, maintenant ? Elle était beaucoup plus proche de lui que d'habitude, son étreinte était plus tendre et passionnée, mais pourquoi ? Il avait bien eu la preuve qu'elle ne l'aimait pas, qu'est-ce qu'elle était entrain de faire à la fin ? Le jeune femme enfoui son nez dans le cou de son ami, dont les larmes s'étaient instantanément stoppées. Il n'osait pas passer ses bras autour d'elle pour la serre contre lui, tout ce dont il était capable de faire était de bégayer doucement, complètement pris au dépourvu.
La poitrine de Lif se pressait contre la sienne, augmentant le rythme des battements de son cœur brisé. Il écouta attentivement ce qu'elle lui dit.
« Désolée Kieran, vraiment désolée, je ne voulais pas te blesser, je suis sincèrement désolée…Et ta sœur est une conne, ignore tout ce qu’elle peut t’envoyer d’accord ? Elle te mérite pas comme frère, toi tu as toutes les qualités qu’elle n’a pas, toi tu es gentil, attentionné, mignon, drôle, et surtout, libre. Dis-moi en quoi ta sœur est libre ? Planquée dans un monde de sciences et de froideur ? Sèche-moi tes larmes, ça me fait mal de te voir comme ça... »
Le regard de Kieran se chargea de haine et de mépris, il lui répondit d'une voix chargée de méchanceté :
« Des excuses ? J'en ai rien à faire de tes excuses, laisse-moi et retourne dans le pub draguer des connards alcooliques avant que je te foute à la porte. »
Sa voix se brisa et les larmes se remirent à couler en silence, il tourna la tête à l'opposé de celle de Lif, essayant de mettre de la distance entre eux.

Son sang se figea dans ses veines lorsque Lif déposa un baiser sur sa joue droite. Le jeune homme devint écarlate et ne savait pas quoi dire, tant de questions se bousculaient dans sa tête. Lif n'avait jamais fait ça jusqu'à maintenant, pourquoi s'était-elle jetée à l'eau ? Elle ne se moquait finalement pas de lui ? Ses excuses étaient donc sincères et lui n'avait agit que par pure jalousie, ce qu'il pouvait être idiot !
Kieran baissa ses yeux caramels étaient emplis de désarroi et les plongea dans ceux de la petite brune en cherchant une quelconque pointe de moquerie pour se prouver qu'il n'était pas si idiot, mais il trouva rien, seulement de la passion. Les joues de la pâtissière étaient teintes de rouge, jamais il n'avait vu rougir depuis qu'il la connaissait. Si, quand elle avait attrapé un rhume l'hiver dernier, mais la fièvre n'a rien à voir ici, ton cerveau déraille Kieran, il devient mou et ne comprend plus rien à ce qu'il se passe. Les mains du dessinateur tremblent, il est presque incapable de faire quoique ce soit.

Lif posa alors ses mains sur les épaules du jeune homme et se sépara de lui, au grand regret du garçon. Il ne voulait plus qu'elle parte, il avait eu tord, regrettait ce qu'il avait dit. Il l'aimait, c'était sûr, il ne pourrait pas se passer d'elle. Elle était la personne la plus importante dans ce monde pour lui et ne voulait surtout pas la perdre. Elle s'adressa à lui, une flamme nouvelle semblait illuminer ses yeux.
« Bon, allez, debout petite madeleine, on va pas rester comme ça toute la journée hein ! »
Kieran réagit au quart de tour devant le sourire si sincère de la jeune femme. Il bougea enfin ses stupides bras et se redressa pour prendre Lif contre lui, ses mains dans son dos. Les larmes se remirent à couler abondamment sur le visage du rouquin qui, d'une voix désolée et sanglotante, l'implora :
« Pardonne-moi, je ne suis qu'un abruti, ne me laisse pas ! »

Il voulait tout simplement qu'elle le pardonne de sa bêtise, sa méchanceté, sa jalousie. Il se sentait si mal de lui avoir parlé sur un ton remplit de haine. Il continuait de la serrer dans ses bras, enfouissant son nez dans les cheveux bruns de Lif, inspirant son odeur si particulière qui ne fit qu'augmenter les battements de son cœur.


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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 16:52

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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 5 :

♠ ÉTOURDIE COMME UNE DEBUTANTE ♠


« Des excuses ? J'en ai rien à faire de tes excuses, laisse-moi et retourne dans le pub draguer des connards alcooliques avant que je te foute à la porte. »
Quand il avait dit, ça, le cœur de Lif s’était alourdit, elle avait reteint ses larmes de couler, comment avait-elle pu être si stupide ? Essayer de rendre Kieran jaloux…mais elle parvint à ignorer se sentiment et à continuer de sourire, non sans mal. Quand elle se leva, le rouquin bougea rapidement, si bien qu’elle ne comprit pas les étapes qui avaient été entre le moment où il était assis et celui où elle était dans ses bras. Ils étaient si proches, si proches que Lif pouvait sentir le cœur de son meilleur ami battre…ou étais-ce son propre cœur qui était si puissant ?
Quand son ami l’avait prise dans ses bras, elle avait été étonnée, si étonnée qu’elle avait écarquillé les yeux, laissant stupidement la rougeur s’emparer de ses joues, et ses bras «étaient restés pendouillant sur le côté de son corps. Une voix implorante venant du côté de son visage, si proche :
« Pardonne-moi, je ne suis qu'un abruti, ne me laisse pas ! »
Le corps de la pâtissière tremblait légèrement, que pouvait-elle bien répondre à ça ? Devait-elle lui dite qu’elle l’aimait ? Et si il ne l’aimait pas en retour ? Comment réagirait-il ? Elle préférait ne pas y penser et profiter de l’instant présent. Parvenant enfin à bouger ses stupides muscles de bras, elle les passa autour du corps de Kieran et posa se tête sur son épaule, les larmes aux yeux, elle murmura en tentant de retenir les tremblements de sa voix :
« T’es vraiment idiot, j’ai juste fait ça pour te…j’ai uniquement fait ça pour m’amuser, ce mec puait l’alcool et s’était pas lavé depuis quinze jours, je pensais que tu me connaissais mieux que ça quand même…Certes j’ai eu un ou deux petits-amis depuis qu’on se connait, mais jamais des mecs de ce genre… J’ai été idiote, bien plus que toi, et je m’excuse de t’avoir fait du mal. »
Lif n’avait pas osé dire qu’elle avait uniquement fait ça pour le rendre jaloux, sans même réfléchir, sa phrase avait dévié vers un sens complètement faux. Elle déglutit difficilement en tentant de contrôler le surplus de sang présent dans son visage, elle y arriva plus ou moins. A l’aide d’une de ses mains, elle effaça les larmes qui étaient restées au coin de chacun de ses yeux. Elle était presque revenue à la normale, mais elle refusait de se séparer de ce garçon qu’elle avait fait souffrir alors qu’il comptant tant pour elle. Elle sentait son visage dans ses longs cheveux noirs, ses larmes couler jusqu’à atteindre son dos nu, et malgré la douleur apparente du garçon, elle était heureuse. Non, pas heureuse qu’il souffre, heureuse qu’il soit avec elle, que ce soit elle qu’il tienne dans ses bras pour y pleurer. Elle posa sa main sur le crâne du garçon et ferma les yeux en souriant, retenant le garçon contre elle, laissant ses émotions et ses sentiments la remplir, jusqu’à en être complètement confiante. Elle éprouvait un attachement fort pour le rouquin, attachement qu’elle ne pourrait pas appeler Amour, mais elle était persuadée qu’elle avait des sentiments amoureux pour lui.

Elle ouvrit les yeux et vit Belly les regarder avec insistance, c’est pourquoi elle se sépara de l’illustrateur en s’éclaircissant la gorge. Elle posa ses mains sur ses hanches et tourna le regard vers le sol en disant :
« Et…Et de toute façon je voulais pas t’abandonner, je propose qu’on fasse quelque chose, on a un peu de temps à perdre avant de devoir impérativement rentrer chez moi et je voulais les passer…avec…toi…Tu comprend ? »
Elle regarda Kieran du coin de l’œil, et rougit très légèrement. Si bien qu’elle dit :
« Mais avant faut que j’aille aux toilettes ! »
D’un pas très rapide, trop rapide pour être naturel, elle se dirigea vers la salle de bain et ferma la porte à clé. Elle avait mentit, aucun besoin naturel ne lui avait vraiment offert l’opportunité de quitter son ami pour respirer un coup, c’est pourquoi elle avait mentit. Assise sur la cuvette fermée des toilettes, Lif posa son visage sur les paumes de ses mains et soupira un grand coup avant de jeter sa tête en arrière, elle se prit le mur dans le crâne. Par automatisme, elle posa ses mains sur l’endroit touché en poussant un juron étouffé. Elle se leva en se massant l’arrière du crâne et tira la chasse afin que ça reste crédible… Se lava les mains et sortit.
Elle était presque dans son état normal maintenant, mise à part son cœur qui s’emballait dès qu’elle voyait Kieran, elle parvenait parfaitement à contrôler son rougissement et à sourire sincèrement.

Lif s’étira, craquant agréablement deux ou trois vertèbres, elle dit :
« Bon il est midi et j’ai la dalle, je te propose de te faire à manger pour te présenter mes excuses ! »
Ca faisait mal, tellement mal au cœur de cacher ce genre de choses, et en plus, notre protagoniste se comportait comme un amateur. Jamais elle n'avait eu ce genre de sentiments pour qui-que-ce-soit, et elle n'aurait jamais pensé pouvoir être si maladroite...Elle ne savait pas combien de temps elle tiendrait sans l'avouer à Kieran...Et risquer de briser leur relation amicale.
Et si, par chance, il ressentait la même chose pour elle, parviendrait-elle à se comporter comme sa petite-amie? Parviendrait-elle même à l'embrasser sans rire? Oui, surement. Même si l'image était étrange, elle arrivait maintenant à y penser sans avoir envie de rire. Oui, elle était confiante. Mais il fallait déjà qu’elle ose lui avouer...Et elle en avait peur, peur qu'il la rejette, peur qu'il s'éloigne d'elle. Vous pensez certainement qu'elle est idiote de penser cela, mais elle ne sait rien des sentiments de Kieran.



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Kieran Séamus
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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 22:11


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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 6:

♣« Je t'ai fais un gâteau ... »♣

« T’es vraiment idiot, j’ai juste fait ça pour te…j’ai uniquement fait ça pour m’amuser, ce mec puait l’alcool et s’était pas lavé depuis quinze jours, je pensais que tu me connaissais mieux que ça quand même…Certes j’ai eu un ou deux petits-amis depuis qu’on se connaît, mais jamais des mecs de ce genre… J’ai été idiote, bien plus que toi, et je m’excuse de t’avoir fait du mal. »
Eh oh, Kieran, arrête de pleurer maintenant, contrôle-toi un peu merde … EH ! Le rouquin ne savait pas quoi dire et se sentait si idiot de s'être énervé pour rien ! Il attira Lif un peu plus contre lui, s'enfonçant toujours plus dans le flot de ses longs cheveux bruns. La jeune femme lui avait rendu son étreinte et rien au monde n'aurait pu le consoler plus que ça. Ses larmes finirent par se calmer, il ferma les yeux, Lif posa sa main sur le haut de sa tête, d'un air compréhensif, et le garçon se sentit réconforté, sa souffrance s'effaçait peu à peu, sa respiration se calmait.

Kieran desserra ses bras et son amie se redressa tout en s'éclairant la voix, puis posa ses mains sur ses hanches.
« Et…Et de toute façon je voulais pas t’abandonner, je propose qu’on fasse quelque chose, on a un peu de temps à perdre avant de devoir impérativement rentrer chez moi et je voulais les passer…avec…toi…Tu comprends ? »
Le rouquin pensa avoir vu Lif rougir encore une fois, mais elle enchaîna rapidement avant de se lever et de se diriger d'un pas pressé vers les toilettes.

Kieran se prit la tête entre les mains, et soupira un grand coup. Ses joues étaient brûlantes, ses yeux lui faisaient mal, mais son cœur était bien plus léger qu'avant. Il s'allongea sur le ventre, les bras pendant au dessus de l'accoudoir du canapé. Belly le regardait, l'air intrigué et satisfait à la fois.
« Quoi ? Ça t'es jamais arrivé de pleurer ? »
Il le souleva du bout des bras et l'approcha de lui, afin de poser son front contre celui du félin. Le chat se mit à ronronner et lécha le bout du nez de son maître, enthousiaste.
« Arrête de faire ça ... »
Il lui sourit, le posa sur le parquet et essuya ses yeux encore humides.

Lif ne tarda pas à revenir, Kieran continuait de jouer avec son chat, toujours allongé sur son canapé. Il se sentait mieux maintenant et seul sa sœur l'attristait encore. Elle qui avait été si gentille avec tout le monde lors de sa propre enfance, l’adolescence venue, elle avait totalement changé et était devenue froide, cruelle et sans sentiments quelconques pour sa famille. Même lors de la mort de son père, elle avait préféré se bourrer la gueule et ne pas venir à l'incinération plutôt que de soutenir son frangin. Ce dernier détestait Cherry au plus haut point et se disait que c'était sans doute mieux pour elle d'être partie, sinon il aurait fini par l'agresser et la chasser de l'île. Dieu seul sait ce qu'il aurait été capable de faire, mais en ce moment même il espérait qu'elle souffrait assez pour pleurer et se morfondre sur son pauvre sort minable.
Son amie le sortit de ses pensées morbides en lui lançant :
« Bon il est midi et j’ai la dalle, je te propose de te faire à manger pour te présenter mes excuses ! »
Il se retourna vers elle, et sans savoir pourquoi de l'espoir se fit apparaître sur son visage, le sourire aux lèvres. Il se leva, s'approcha et se plaça en face d'elle, plongeant ses yeux caramels dans les siens, argentés et rassurant. Il lui murmura, la gorge sèche, un merci presque inaudible, avant de passer sa main dans les cheveux de sa meilleure amie et poser l'autre sur sa joue, pour s'approcher sans hésitation de son visage afin de lui embrasser la joue gauche, la respiration tremblante.

Ceci fait, son cerveau poussa un long soupire, tandis que le garçon n'osait plus respirer. Il lâcha le visage de sa meilleure amie et se détourna d'elle, empoignant violemment un paquets de feuille ainsi qu'un crayon au passage, avant de se poser sur son canapé et d'esquisser rapidement les contours d'un dessin. Il ne savait pas encore ce qu'il allait dessiner, mais il devait se détendre, ses mains tremblaient et sa respiration était irrégulière, son cœur battait trop vite. Il fit finalement plusieurs croquis de félins, comme de féroces panthères noires, un léopard des neiges rugissant ou de magnifiques lions en famille. Connaissant parfaitement l'anatomie des félins, il se lâchait souvent pour faire des dessins sauvages, emplis de tous ses sentiments. Ces dessins, il les gardait précieusement dans son bureau. Les traits étaient appuyés, fais très rapidement et avec beaucoup de force. Certains se défoulaient en boxant, d'autres en courant mais lui il préférait se canaliser par le dessin, et vous ne pouvez pas savoir à quel point ça fait du bien. Ans détacher le regard de sa feuille, sans lâcher son crayon, il lança à Lif d'un voix plus calme, qu'il maîtrisait beaucoup plus qu'avant.
« Je t'ai fais un gâteau ce matin, il est sur la table, et t'as aucun intérêt à me dire qu'il est pas bien fait ou sinon je te le fais manger en soupe avec du fromage et des morceaux de verre à l'intérieur. »
Il rit, presque nerveusement. Il avait envie de se retourner vers elle et de lui avouer ses sentiments, mais il était tellement maladroit que jamais il ne réussirait à faire ça maintenant, surtout dans son état.


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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 22:44

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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 7 :

♠ MANGER! ♠


« Merci »
C’est ce que murmura Kieran en regardant Lif dans les yeux. Trop concentrée sur la maitrise de ses propres sentiments, la jeune femme ne remarqua pas l’amour qui brûlait dans ce regard de miel. Il faut surtout savoir que si elle n’était pas en train de se maîtriser, elle l’aurait repris dans ses bras et, peut-être, l’aurait embrassé…Encore fallait-il qu’elle trouve une manière de la faire en oubliant que ce garçon était devenu, au fil des années, un véritable frère… Mais ses sentiments avaient changés en quelques semaines, si bien que lorsque le rouquin passa sa main sans ses cheveux, elle rougit légèrement, puis, il posa son autre main sur sa joue, elle rougit complètement, et quand il lui embrassa la joue, son cœur battait de travers et plus fort que jamais.

C’est quand l’illustrateur lui tourna le dos qu’elle se rendit compte qu’elle avait oublié de respirer, Lif pourra donc un gros soupire, presque déçue qu’il ne l’ai pas embrassée. Après tout, la considérait-il comme autre chose qu’une amie ? Elle ne savait pas où se mettre et se trouvait complètement idiote d’ignorer cette crise de jalousie qu’il lui avait fait quelques minutes auparavant en s’assurant qu’elle n’était pas assez bien pour lui et qu’elle n’était que sa meilleure amie sans son cœur.
D’un pas tremblant, elle entra dans la cuisine, une fois devant le frigo, elle empoigna la poignée et se rendit compte qu’elle tremblait trop pour trouver la force de l’ouvrir…C’est pourquoi elle posa son autre main à plat sur la surface fraiche du réfrigérateur et posa doucement son front dessus, tentant de respirer le plus lentement possible, les yeux clos.
« Je t'ai fais un gâteau ce matin, il est sur la table, et t'as aucun intérêt à me dire qu'il est pas bien fait ou sinon je te le fais manger en soupe avec du fromage et des morceaux de verre à l'intérieur. »
La jeune femme tourna la tête vers la table, en regardant par le cadrel de la porte, lorsqu’elle le vit, elle sourit tendrement. Une petit flamme s’était allumée dans son cœur…Même si il ne ressentait rien pour elle, jamais il ne fuirait. En riant, Lif dit :
« Prépare le mixeur, je toucherais pas à ton gâteau à deux balles ! »
Elle se sentait mieux, bien mieux, elle serait peut-être capable de rester calme toute la soirée !

Le frigo était remplit de plein de truc, mais la pâtissière savait pertinemment quoi cuisiner. Elle sortit des pates, des aubergines, des tomates, plein de légumes, et fit des pâtes aux légumes. Elle fit deux assiettes et mit un filet d’huile d’olive sur les pâtes avant de les apporter sur la table. En déplaçant le gâteau vers le frigo elle dit :
« Je déconnais pour le gâteau, on le mangera en dessert, ça me fait très plaisir, merci ! »
Lif n’avait jamais mangé quoi-que-ce-soit fait par son ami, uniquement pour l’embêter et lui dire que ses compétences de cuisto étaient bien meilleures que celles du rouquin, ce qu’elle affirmait comme était vrai. Après tout, son égocentrisme lui murmurait qu’elle était certainement la meilleure cuisinière du village.

La jeune femme ouvrit le frigo pour en sortir deux bières irlandaises qu’elle mit sur la table avant de s’y asseoir et commencer à manger avec appétit tout en évitant de croiser les yeux de Kieran. Ses sentiments avaient été incertains si longtemps, et elle ne s’était jamais imaginée embrasser ce garçon sans rire.
Pendant une seconde, elle avait quand même réussi cet exploit sans rire, mais maintenant qu’elle y repensant, elle avait envie de se marrer. Sachez, cher lecteurs, que Lif maintient une relation très amicale avec le roux et ce, depuis le moment où il a passé la porte de sa pâtisserie, de ce fait, s’imaginer en couple avec lui était presque absurde, et l’avait souvent fait rire, mais maintenant, ça la rendait nerveuse plus qu’autre chose.
Nerveuse, et amusée en même temps, mais quelque chose d’autre avait trouvé une place : l’envie. Et l’envie avait même acheté deux places car elle était immense et devait occuper deux sièges au moins. Oui, Lif avait envie d’avouer ses sentiments à Kieran, les maintenir maintenant était déjà assez difficile et cela nécessitait presque toute sa concentration, et elle ne pensait pas pouvoir tenir plus de deux jours, mais pourquoi ne pas le dire maintenant me demanderez-vous ? Eh bien c’est simple, la pâtissière ne voulait pas gâcher une bonne soirée de joie en créant une gêne. Une gêne ? Bah ouais, si elle avouait à son meilleur ami qu’elle avait des sentiments pour lui, et que ça n’est pas le cas, eh bien il sera surement gêné d’être en la compagnie d’une fille qui le regarde avec amour…C’est physique tout ça !
Plus sérieusement, Lif ne savait pas quoi dire en mangeant, alors elle se contentait de regarder son assiette en silence, espérant que Kieran dise quelque chose.
Briser ce silence pesant serait le plus beau cadeau d’anniversaire du monde.


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MessageSujet: Re: Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄   Ven 3 Aoû - 23:45


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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! Partie 8:

♣J'allume ?♣

Une odeur agréable vint réveiller les narines du rouquin, qui releva la tête. Belly fit de même l'instant d'après, reniflant doucement l'air ambiant d'un air intrigué. Kieran sourit et se remit au travail derrière une nouvelle feuille blanche. Il se saisit d'un crayon gris clair afin de faire les contours, pas très voyants, il les repassera plus tard. Il entendit un rire, Lif disait qu'elle ne toucherait pas à son gâteau, mais il était presque certain que pour une fois, elle ferrait un effort, il en avait la certitude. L'esquisse était achevée. Le dessinateur avait fait apparaître devant lui la tête rugissante d'un léopard des neiges, les oreilles rabattues en arrière par la colère, les crocs découverts, les babines écumantes. Il prit alors un crayon épais, noir, et repassa avec précision les contours déjà dessinés. Belly vient s'asseoir à ses côtés, sage et fasciné par son dessin. Kieran prit plusieurs feutres de couleurs pastels, dans les tons blancs, bleus et gris, et se mit à colorer le félin, lui donnant ainsi une âme, une raison d'être.
Il se sentait beaucoup mieux qu'avant, sa main qui dessine ne tremblait plus, son cœur battait enfin normalement, même son visage perdait son irritation due aux larmes versées auparavant. D'un geste habile, le garçon signa son dessin en bas de la page puis s'appuya contre le dossier moelleux de son canapé.

Kieran entendit la gazinière s'éteindre, deux assiettes se poser, et sans attendre il se leva, comme libéré d'un poids lourd et pesant sur ses épaules. Lif revint et lui dit :
« Je déconnais pour le gâteau, on le mangera en dessert, ça me fait très plaisir, merci ! »
En lui lançant un sourire d'imbécile heureux comme il les faisait si bien, il lui répondit, espiègle :
« T'as plutôt intérêt à l'apprécier poulette, j'ai mis du cœur à faire ce foutu glaçage ! … Bon appétit quand même ~  »

Sur ces mots, il s'empara de sa fourchette et la fit tourner entre ses doigts avant de l'enfoncer dans son assiette de pâtes. Dès la première bouchée, un grand sourire ravi s'afficha sur le visage du rouquin, qui releva discrètement les yeux vers Lif, elle ne disait rien. Il avait presque l'impression qu'elle évitait de croiser son regard, alors que Kieran en avait terriblement envie. Il adorait les yeux de la jeune femme, semblants de fer, froids et impénétrables, ils reflétaient pourtant beaucoup d'émotions comme la joie et l’excitation, et il trouvait ça magnifique. Ils lui donnaient presque envie de … de s'approcher plus près d'elle et l'embrasser sans mots dire, parfois seuls les yeux suffisent pour parler. Mais rien que d'y penser les joues de Kieran redevinrent roses de gêne, il ne savait pas quoi dire pour percer ce blanc. Il finit son assiette en silence, installant une gêne dans l'atmosphère déjà alourdie par la chaleur.

Après une gorgée de bière il glissa un peu sur sa chaise et mis ses mains dans ses poches, ne sachant absolument pas quoi dire. Soudain, ses yeux s'illuminèrent un peu, de joie. Sa voix était un peu faible, ce qui la rendait mignonne, mais il se redressa un peu pour regarder Lif en face avant de lui proposer avec un sourire gêné:
« Tu veux que j'allume la console et qu'on se tape un jeu vidéo pour le reste de l'après-midi ? On ira chez toi après ! »
Il lui sourit plus sérieusement et se leva pour allumer la télé et la console vidéo qui l'accompagnait.


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Vingt ans et seulement quatre d'utiles! [PV Kieran] ►Terminé◄
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